L’écriture inclusive en France : et si on faisait… le point ?

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Comme toute rédactrice de débats digne de ce nom, je me tiens régulièrement informée de ce qui concerne mon domaine d’activité : la transcription. Il y a deux ans, est réapparue la notion de langage non sexiste, la célèbre « écriture inclusive » qui a déchaîné les passions.

En effet, celle-ci, visible dans certains manuels scolaires en 2017, a soulevé un véritable tollé dans notre beau pays. Certains se sont enflammés et l’Académie Française a même cru bon de crier au « péril mortel » ! Pourtant, l’usage des parenthèses – né(e) – avait été avalisé depuis longtemps par le ministère de l’Intérieur, que l’on ne peut guère qualifier de féministe…

Définition

Le langage épicène, la rédaction épicène, le langage neutre, l’écriture inclusive ou le langage dit « non sexiste » ou « dégenré » sont un ensemble de règles et de pratiques qui cherchent à éviter toute discrimination supposée par le langage ou l’écriture. Cela se fait à travers le choix des mots, la syntaxe, la grammaire ou la typographie (cf Wikipédia).

Application

En écriture inclusive, le point milieu (ou point médian) est utilisé pour regrouper au sein d’un même mot les formes au masculin et au féminin. Cela permet de mettre en avant le féminin dans un texte et ainsi contribuer à l’égalité homme/femme.

Le point médian (ou point milieu)

Uniquement utilisé dans la langue française dans ce cadre, le point médian est assez facile à écrire.

Rien de bien compliqué, vous en conviendrez aisément avec moi !

À noter : son usage dans les textes administratifs

Dans une circulaire signée en novembre 2017 par Édouard Philippe, le Premier ministre établissait « les règles de féminisation et de rédaction des textes publiés au Journal officiel de la République française ». Outre l’obligation de féminiser l’intitulé des fonctions, métiers et grades, le texte bannissait des textes administratifs l’écriture inclusive, notamment « pour des raisons d’intelligibilité et de clarté de la norme. »

Le Groupement d’information et de soutien sur les questions sexuées et sexuelles (Giss), association engagée auprès des personnes intersexuées, décidait alors d’attaquer cette circulaire devant le Conseil d’État. En effet, selon elle, celle-ci violerait la liberté d’expression et l’égalité entre les sexes. Il appartiendra donc à la Haute juridiction de se prononcer.

En pratique

Jusqu’à aujourd’hui, aucun·e de mes client·e·s ne m’a donné pour consigne d’utiliser l’écriture inclusive dans mes retranscriptions de comptes rendus, que ce soit IRP, conseils municipaux, séminaires ou autres… peut-être dans les années à venir ?

De mon côté, je l’emploie parfois, mais pas systématiquement, notamment pour ma communication sur Facebook.

Et vous, l’utilisez-vous ? Si oui, dans quel genre de rédaction ?

N’hésitez pas à me contacter pour toute prestation de transcription !

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